1967 : Juliette Gréco et "Déshabillez-moi" Podcast By  cover art

1967 : Juliette Gréco et "Déshabillez-moi"

1967 : Juliette Gréco et "Déshabillez-moi"

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Nous sommes le 26 juin 1967.

Happy Day dans un studio parisien. Une chanson vient d'être enregistrée, qui va à la fois marquer les esprits et subir la censure. C'est un extrait de l'album "La Femme", que sortira bientôt... Juliette Gréco.

Une chanson d'amour. Audacieuse. Sensuelle. Presque provocatrice.

Avec une demande... assez pressante !

L'histoire de cette chanson commence bien avant le studio.

Robert Nyel, le parolier, est amoureux d'une strip-teaseuse d'un cabaret parisien. Il écrit le texte pour elle. Une déclaration d'amour très particulière. Très directe, aussi.

Mais leur séparation met fin au projet.

La chanson se retrouve sans interprète. Nyel la propose alors à Juliette Gréco.

Elle lit le texte. Elle est séduite par le thème. Elle accepte.

En studio, Gréco ajoute une touche personnelle. Une réplique finale… ironique.

Quelques mois vont s'écouler entre l'enregistrement du 26 juin 1967 et la sortie du 45 tours en octobre de la même année.

Les trois grandes radios françaises boycottent le titre. RTL. Europe n°1. Et France Inter. Aucune ne veut diffuser "Déshabillez-moi".

Trop provocateur. Trop sensuel. Trop... Gréco.

Et puis, le retournement.

On interdit à Juliette Gréco de chanter la chanson dans l'émission "Télé Dimanche". L'interdiction est rendue publique. Et là, tout s'emballe.

L'interdiction fait la publicité du titre. Tant et si bien que "Déshabillez-moi" devient début 1968 un immense succès de vente directe. Les radios capitulent. Ce sera l'unique tube radiophonique de toute la carrière de Gréco.

D'ailleurs, jusqu’à la fin des années 70, lorsque Juliette Gréco interprètera "Déshabillez-moi" à la télévision, on affichera le carré blanc. Petit symbole qui signalait alors un programme enfant non admis.
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