• Choses à Savoir TECH - Pourquoi le "zapping d'abonnement" inquiète le streaming ?
    Apr 2 2026

    Dans l’univers du streaming vidéo, un phénomène s’impose de plus en plus clairement : les abonnés ne restent plus. Selon une analyse portant sur cinq grandes plateformes, le taux moyen de résiliation volontaire, ce que l’on appelle le churn, atteint 8,87 % par mois. Autrement dit, près de 9 abonnés sur 100 quittent leur service chaque mois de leur propre initiative. Sur une année, cela représenterait plus de 39 millions de départs cumulés.


    Ce churn désigne précisément les utilisateurs qui choisissent de se désabonner, sans y être contraints par un problème technique ou une fin d’essai gratuit. Et aujourd’hui, ce comportement est devenu presque systématique. Il porte même un nom : le binge-and-churn. On s’abonne, on regarde une série ou un film en quelques jours, parfois en quelques heures, puis on se désinscrit.


    En France, cette tendance est confirmée par les données de la plateforme Spliiit, qui observe ces usages sur plusieurs mois. Et contrairement à une idée reçue, les grandes plateformes ne sont pas épargnées. Prime Video arrive en tête… mais pour de mauvaises raisons. Avec un taux de churn de 12,64 % par mois, c’est la plateforme la plus touchée. Sur environ 9,5 millions d’abonnés, cela représente 1,2 million de départs mensuels. Un paradoxe, car Amazon recrute massivement via son offre globale Prime. Mais ces utilisateurs ne restent pas forcément pour les contenus vidéo. Apple TV+ et HBO Max suivent avec des taux proches, autour de 9,4 %. Leur point commun : un catalogue jugé trop limité. Les abonnés viennent pour un programme précis, puis repartent aussitôt.


    À l’inverse, Netflix s’en sort mieux, avec un churn de 5,62 %. Malgré un nombre élevé de résiliations en valeur absolue, la plateforme bénéficie d’un catalogue riche et renouvelé, qui incite à rester. Disney+, de son côté, affiche 7,25 %, soutenu par des univers forts comme Marvel ou Star Wars, qui fidélisent davantage.

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  • Choses à Savoir TECH VERTE - Les parkings doivent se couvrir de panneaux solaires ?
    Apr 2 2026

    C’est une transformation discrète, mais potentiellement massive, qui se prépare sur les parkings français. Avec la loi du 10 mars 2023, l’État a affiché un objectif clair : accélérer le développement des énergies renouvelables pour combler le retard de la France, qui, encore récemment, peinait à atteindre les objectifs européens, notamment les 23 % d’énergie renouvelable dans sa consommation.


    Un décret publié en novembre 2024 vient désormais préciser les règles du jeu. Il impose aux parkings de plus de 1 500 m² d’installer des ombrières équipées de dispositifs de production d’énergie renouvelable, le plus souvent des panneaux photovoltaïques. Concrètement, il s’agit de structures couvertes, installées au-dessus des places de stationnement, capables à la fois de protéger les véhicules du soleil… et de produire de l’électricité.


    Le calendrier est fixé. Les plus grands parkings, ceux de plus de 10 000 m², devront être conformes dès juillet 2026. Pour les surfaces comprises entre 1 500 et 10 000 m², l’échéance est repoussée à 2028. Dans tous les cas, au moins 50 % de la surface devra être équipée. Les grandes surfaces sont en première ligne : leurs parkings représentent à eux seuls environ 70 millions de mètres carrés en France. Le texte prévoit aussi des sanctions. En cas de non-respect, l’amende peut atteindre 50 euros par mètre carré non équipé. Pour un parking de 3 000 m², cela représente potentiellement 150 000 euros. De quoi inciter fortement à se mettre en conformité. Malgré cela, certaines enseignes ont demandé un report de deux ans, sans succès.


    Au-delà de la contrainte, cette mesure change la nature même des parkings. D’espaces purement utilitaires, ils deviennent des sites de production énergétique. L’électricité générée pourra être utilisée localement, par exemple pour alimenter des bornes de recharge pour véhicules électriques. Certes, ces installations représentent un coût important à l’investissement. Mais elles participent à réduire l’empreinte carbone des grandes surfaces, souvent critiquées pour leur consommation énergétique. Autrement dit, demain, faire ses courses pourrait aussi contribuer, indirectement, à produire de l’énergie.

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  • L'Actu Tech (en 3 minutes) - Microsoft va arrêter de faire n'importe quoi avec Windows 11
    Apr 2 2026

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  • Le fil IA - L'AGI : pas pour tout de suite !
    Apr 2 2026
    Le benchmark ARC-AGI (Abstraction and Reasoning Corpus), créé par François Chollet, chercheur en intelligence artificielle français, et ancien ingénieur chez Google, est souvent considéré comme le "test de QI" ultime pour les intelligences artificielles...

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  • Choses à Savoir TECH - Un super conseil tech américain pour battre la Chine ?
    Apr 1 2026

    La rivalité entre les États-Unis et la Chine se joue aujourd’hui sur un terrain bien précis : celui des technologies de pointe, et en particulier de l’intelligence artificielle. Un domaine devenu stratégique, à la fois pour l’économie, la défense et l’influence mondiale. Et sur ce terrain, Washington entend mobiliser ses meilleurs atouts.


    Les États-Unis disposent en effet d’un vivier exceptionnel d’entrepreneurs et de dirigeants technologiques. Des figures comme Jensen Huang, à la tête de NVIDIA, entreprise devenue incontournable dans la fabrication de puces utilisées pour l’IA, incarnent cette puissance industrielle. C’est dans ce réservoir de talents que l’administration Trump a décidé de puiser pour constituer un conseil technique de haut niveau. Ce conseil, baptisé PCAST, pour President’s Council of Advisors on Science and Technology, n’est pas nouveau. Créé en 2001 sous la présidence de George W. Bush, il a pour mission de conseiller la Maison-Blanche sur les grandes orientations scientifiques et technologiques. Dissous puis réactivé au fil des administrations, il connaît aujourd’hui une nouvelle incarnation.


    Le nouveau PCAST sera co-présidé par Michael Kratsios et David Sacks. Mais surtout, il rassemble treize personnalités majeures de la tech américaine. Parmi elles : Jensen Huang, mais aussi Mark Zuckerberg, patron de Meta, Larry Ellison, fondateur d’Oracle, ou encore Lisa Su, dirigeante d’AMD. Autant de profils directement impliqués dans les infrastructures et les usages de l’intelligence artificielle.


    Dans un communiqué, la Maison-Blanche précise que ce conseil devra se pencher sur les opportunités, mais aussi les défis posés par les technologies émergentes, notamment pour le marché du travail. L’objectif affiché : permettre aux Américains de prospérer dans ce qui est présenté comme un nouvel « âge d’or » de l’innovation. Mais derrière cette ambition, il y a aussi une inquiétude. Celle de voir la Chine prendre l’avantage dans la course à l’IA. Car cette technologie ne se limite pas aux applications civiles : elle est aussi au cœur des systèmes militaires, du renseignement et de la cybersécurité.

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  • Choses à Savoir TECH VERTE - Panasonic se réoriente vers les batteries ?
    Apr 1 2026

    On parle souvent de l’intelligence artificielle comme d’une course aux puces électroniques, ces fameux GPU, et à la mémoire ultra-rapide, comme la HBM. Mais une autre ressource devient tout aussi stratégique, et beaucoup moins visible : les batteries.


    Le groupe japonais Panasonic vient d’annoncer un virage industriel majeur. Objectif : tripler sa production de cellules lithium-ion au Japon et adapter certaines de ses usines, notamment aux États-Unis, pour répondre à une demande en forte hausse. À la clé, une ambition claire : atteindre 800 milliards de yens de chiffre d’affaires dans les batteries destinées aux datacenters d’ici 2029, soit environ 5 milliards de dollars, quatre fois plus qu’aujourd’hui.


    Mais attention, ces batteries ne servent pas directement à alimenter les serveurs. Elles jouent un rôle de sécurité. En cas de coupure électrique, elles prennent le relais pendant quelques minutes, comme des onduleurs, ces dispositifs qui stabilisent et maintiennent le courant. Elles permettent aussi de stocker de l’électricité pour la restituer lorsque les prix de l’énergie augmentent. Pour répondre à cette demande, Panasonic réoriente même une partie de ses lignes de production, initialement dédiées à l’automobile. Le groupe affirme que 80 % de sa capacité future est déjà réservée par des clients, et revendique environ 80 % de parts de marché sur ce segment. Des chiffres à prendre avec précaution : ils proviennent de l’entreprise elle-même et ne sont pas, à ce stade, confirmés par des sources indépendantes.


    En parallèle, Panasonic développe aussi des supercondensateurs, des composants capables de stocker et restituer de l’énergie très rapidement, utiles pour absorber les variations de charge dans les centres de données. Le contexte rend cette stratégie crédible. La demande énergétique des datacenters explose. Selon certaines estimations, leur consommation pourrait quadrupler d’ici 2030. Aux États-Unis, la puissance nécessaire pourrait atteindre 74 gigawatts d’ici 2028, avec un déficit important à la clé.


    Le scénario rappelle celui de certaines mémoires informatiques, déjà vendues avant même d’être produites. Alors, faut-il craindre une pénurie de batteries ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais tous les ingrédients sont là : une demande en forte croissance, des capacités limitées… et une industrie sous tension.

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  • L'Actu Tech (en 3 minutes) - Le World Happiness Report parle de l'impact des réseaux sociaux
    Apr 1 2026

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  • Choses à Savoir TECH - La boîte mail perso du patron du FBI piratée ?
    Mar 31 2026

    Huit jours après avoir promis de « traquer » les membres du groupe Handala avec toute la puissance des forces de l’ordre américaines, Kash Patel se retrouve lui-même au centre de l’affaire. Son nom figure désormais parmi les cibles revendiquées par ce collectif de hackers. Le FBI a confirmé fin mars qu’un accès non autorisé avait bien visé la messagerie personnelle de son directeur. L’agence assure toutefois avoir pris les mesures nécessaires pour limiter les risques. Selon son porte-parole, les données concernées sont anciennes et ne touchent à aucune information gouvernementale sensible.


    Dans le détail, les e-mails divulgués s’étendent de 2011 à 2022. Ils incluent des échanges personnels, professionnels ou liés à des déplacements, comme des réservations de voyage. Aucun élément ne semble concerner des opérations en cours du FBI. Le groupe a également diffusé des photos privées inédites de Kash Patel, ce qui renforce la dimension embarrassante de l’affaire. Car au-delà de la sécurité nationale, c’est bien l’image qui est en jeu. D’autant que, selon plusieurs informations, cette vulnérabilité était connue. Fin 2024, avant même sa nomination à la tête du FBI, Kash Patel avait été alerté qu’un piratage attribué à des acteurs iraniens avait compromis certaines de ses communications personnelles. Malgré cela, ce compte n’aurait pas été suffisamment sécurisé par la suite.


    Autre élément clé : les métadonnées ; ces informations techniques attachées aux fichiers, comme leur date de création ; indiquent que le piratage remonte à avant le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. Le groupe Handala aurait donc conservé ces données pour les publier à un moment stratégique, en réaction notamment à la saisie récente de ses domaines internet par le FBI.


    Il faut aussi relativiser l’ampleur technique de l’attaque. Contrairement aux affirmations du groupe, il ne s’agit pas d’une intrusion dans les systèmes internes du FBI, mais d’un accès à un compte Gmail personnel, visiblement insuffisamment protégé, notamment sans authentification renforcée ; un dispositif qui ajoute une étape de vérification, comme un code envoyé sur un téléphone. Pour les experts en cybersécurité, cette opération s’inscrit dans une stratégie classique dite de « hack-and-leak » : pirater des données, puis les diffuser pour fragiliser une cible. Objectif : exposer, embarrasser et créer un sentiment de vulnérabilité.

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