• 30 mars 1867 : Le jour où les États-Unis ont racheté l'Alaska à la Russie
    Mar 30 2026
    On a beaucoup ri quand Donald Trump a proposé d’acheter le Groenland mais ce n’est pas un truc qui est sorti de sa petite tête, c’est même quelque chose de fondamental dans l’Histoire des Etats-Unis. Il ne faut pas oublier qu’au début du XIX° siècle déjà, Napoléon a vendu la Louisiane aux nouveaux Américains, c’est quasiment un tiers du territoire actuel des USA. C’est pour ça que dans la chanson les Acadiens de Michel Fugain et le Big Bazar chantent : la faute à qui donc, la faute à Napoléon.

    Et bien plus de 60 ans après, un 30 mars 1867, les dirigeants des Etats-Unis d’Amérique signent un autre chèque de 7.200.000 pour acheter quel territoire, cette fois, pensez-vous ? L’Alaska. Et oui. Encore un immense territoire 1.500.000 km2 (pour info, la Belgique en fait 30.000, vous voyez le truc ?). Vous allez me dire, c’est un frigo gigantesque, quoi, comme le Groenland. Et ben pas du tout, il y a plusieurs climats dans ce vaste pays dont toute une partie où il fait franchement beau, voire chaud durant six mois. Et puis, il y a toutes les eaux territoriales, et donc de pêche, c’est gigantesque.

    Et à quel nom le secrétaire d’Etat américain signe-t-il ce chèque de plus de 150 millions de dollars d’aujourd’hui cette nuit, dans un bureau de Washington ? Celui du tsar de Russie. Oui, en 1867, l’Alaska est russe depuis 120 ans. Y a qu’un petit bout de mer rempli d’îles entre la Sibérie et l’Alaska, il n’a pas navigué bien longtemps, le fameux capitaine danois Vitus Béring qui a donné son nom au détroit. Il avait en fait été chargé par le Tsar de dresser une carte de la Russie et il s’est dit, tiens et si on allait voir de l’autre côté ?

    Alors pourquoi vend-il aux Américains ? Pour emmerder les Anglais avec qui il a été en guerre, en Crimée. Car l’Alaska a 2500 km de frontière avec le Canada, soit l’Empire britannique. Et de là à ce qu’il l’envahisse pour l’emmerder, lui, il n’y a qu’un pas. Donc, au lieu de perdre un territoire dans une guerre, il préfère en tirer des sous avec les Américains.

    Et comme souvent, l’opinion américaine est sceptique, qu’est-ce qu’on va foutre là-bas ? Et bien en tirer des fortunes colossales : si l’Alaska compte aujourd’hui 750.000 habitants, ce n'est pas parce qu’ils aiment se geler les castagnettes.
    Show more Show less
    4 mins
  • 27 mars 1998 – La naissance du Viagra
    Mar 27 2026
    Ce 27 mars 1998, vous ne vous souvenez certainement pas de la date mais sûrement du JT que vous avez regardé ou du journal que vous avez lu.

    L’histoire commence pas loin d’ici dans une petite ville anglaise qui se nomme Sandwich. On est à un saut de puce de Douvres, la vieille ville de Sandwich est magnifique, arrêtez-vous quand vous y allez.

    Mais il y a aussi un laboratoire pharmaceutique où des mecs sont en train de bosser sur un traitement pour soigner l’angine de poitrine et l’hypertension. Une molécule sur laquelle la firme Pfizer, dont on va entendre beaucoup parler lors du Covid, mise beaucoup. Mais voilà, les médicaments distribués n’ont aucun effet. Échec total !

    Mais bon, y a quand même un truc qui étonne les chercheurs, c’est qu’aucun des cobayes n’a ramené les plaquettes inefficaces. C’est bizarre, ça !

    Pas tant que ça, dit un des employés.

    Pourquoi ?

    Ben j’ai eu un type au téléphone, il était un peu paniqué parce qu’après avoir pris la première pilule, …, euh

    Ben quoi !

    Ben il a eu son passage à niveau qui s’est levé à bloc.

    Et ?

    Et il a fallu un bon bout de temps avant que le train passe, mon vieux.

    Mais non !

    Et donc cet échec va se transformer après des études en plus gros coup pharmaceutique du siècle avec l’autorisation de la mise sur le marché américain ce 27 mars 1998 du fameux Viagra dont tout le monde a entendu parler. On ne compte pas les millions de prescriptions, les ruptures de stock dès cette année 1998.
    Show more Show less
    3 mins
  • 26 mars 1995 : Le jour historique où les frontières belges se sont effacées
    Mar 26 2026
    Ce 26 mars 1995, c’est une journée assez folle que nous vivons puisque depuis 00 heures, il n’y a plus de contrôle aux frontières entre la Belgique et ses voisins : Hollande, Allemagne, Luxembourg, France.

    Oh il va falloir des mois si pas des années avant que les conducteurs cessent de ralentir devant des postes de douane fermés. On imagine Benoît Poelvoorde, Dany Boon et Bouli Lanners qui éteignent les lampes du bureau pour toujours dans leur poste de village.

    Il paraît que des gens se sont levés la nuit et ont pris leur voiture pour voir ce que ça fait de passer d’un pays à l’autre, comme ça. Y en a qui klaxonnent en passant, et qui sont applaudis par ceux qui sont au bord de la frontière. Il y a même des mecs qui passent plusieurs fois. A Strasbourg, ce sont des piétons qui viennent sur le pont pour voir la disparition de la cahute au milieu, au -dessus du Rhin.

    C’est vrai, imaginez les frontaliers qui passent tous les jours le poste frontière, certains depuis des décennies, pour aller travailler ou faire leurs courses, ce qui se passe dans leur tête. C’est une sensation incroyable. Je pense que c’est la première fois qu’on a compris ce qu’est cette Europe dont on nous tartine les JT depuis des années.

    Ça y est, on n’est plus qu’un grand pays, et on peut rouler, sans voir un douanier, jusqu’au bout de l’Espagne et du Portugal !

    Du côté des douaniers, c’est évidemment différent, je faisais référence à Poelvoorde et Dany Boon ; en Allemagne, il y a un poste où tous les agents se sont réunis pour la fermeture, boire un coup, faire une petite fête, ils ont même applaudi le dernier automobiliste qui a été contrôlé.

    C’était donc un 26 mars 1995, il aura fallu dix ans pour que l’accord de Schengen soit appliqué mais on y est. Le truc est conclu depuis 1985 ! Dans six ans, ce sera la monnaie unique, en attendant, aujourd’hui c’est Plus rien à déclarer.
    Show more Show less
    3 mins
  • 25 mars 1983 : Michael Jackson, un gant blanc et un Moonwalk pour l’éternité
    Mar 25 2026
    On connaît tous Thriller, l’album le plus vendu de tous les temps. Mais ce n’est pas encore le cas ce 25 mars 1983. Cela fait alors quatre mois qu’il est sorti et le second single, Billie Jean, est N°1, avec son terrible clip. Mais bon, l’album le plus vendu de tous les temps est toujours Saturday Night Fever avec les Bee Gees, alors à 22 millions d’exemplaires.

    C’est là qu’on demande à Michael de participer avec ses frères à un show télé pour les 25 ans de la Motown, la firme de musique soul qui a connu les heures de gloire des Jackson Five. Tout le monde sera là mais Michael dit “non”. D’abord parce qu’il les a quittés en 1975. Et puis surtout parce que Michael ne veut plus faire d’émissions de télé, il a trop été mis à toutes les sauces depuis qu’il est gamin.

    Bon, pour le convaincre, la Motown envoie Suzanne de Passe, l’assistante du grand patron, qui a été une seconde mère pour Michael quand il était gamin. Alors il accepte avec une condition : jouer sa nouvelle chanson après le medley de titres avec ses frères.

    Et donc ce soir, dans une salle de spectacle de Los Angeles pleine à craquer, il chante Billie Jean. Mais pour marquer la transition avec les Jasckson 5, il n’a que deux secondes, il enfile un chapeau genre Sinatra et un gant blanc recouvert de strass. Pourquoi un ? Parce que deux, c’est ordinaire, un, c’est spécial. Et puis surtout parce que grâce au fond noir de la scène, sa main se transforme point lumineux que les gens suivent du regard.

    Et là, en pleine chorégraphie, il envoie un pas de danse qu’il a vu quelques fois à la télé dans une émission mais qu’il a améliorée, rendue plus fluide comme lui seul peut le faire, il marche en reculant, c’est le moonwalk qui tire du public un cri collectif. Après l’émission, il se demande s’il n’en a pas trop fait, si ce n’était pas ridicule.

    Son impact va être tellement fort que dès le lendemain on va se mettre à vendre tellement d’albums que deux singles sortiront sans clip durant l’été. Et qu’on vendra aussi des centaines de milliers de gants blancs.
    Show more Show less
    4 mins
  • 24 mars 1882 : Robert Koch et la découverte qui a terrassé le mystère de la tuberculose
    Mar 24 2026
    Ce 24 mars 1882, tout ce que compte de savant la ville de Berlin dans le domaine de la médecine est réuni à la société de physiologie pour y écouter une déclaration et une démonstration très importante. Et s’ils sont si nombreux, c’est parce qu’un certain Robert Koch, il va parler. Médecin de campagne au départ, ce bonhomme est déjà célèbre pour ses trouvailles sur les maladies infectieuses, notamment la maladie du charbon. Mais bon, elle est rare, en ville. Par contre, aujourd’hui, il va démontrer à son auditoire que la redoutable tuberculose, qui fait des ravages dans les grandes villes industrialisées, un homme sur quatre en meurt, hein, ne s’attrape pas dans l’air comme un rhume, comme la plupart le prétendent, n’est pas transmise par les parents, non plus, c’est une petite saloperie qu’on appelle un bacille.

    Comment le savez-vous ? Et ben, je les ai repérés avec mon microscope sur les gens malades, et j’ai trouvé le moyen de les colorer, puis de les cultiver. Et si je les injecte dans des animaux, ils la chopent. Donc, le coupable, c’est lui. Comment ne l’a-t-on pas découvert plus tôt, avec le grand nombre de malades ? Et bien parce qu’il se développe lentement avant d’être visible. Koch a pu le constater dans son laboratoire. Tout l’auditoire est suspendu car si on connaît le responsable, ça veut dire qu’on peut commencer à chercher comment le zigouiller. Ils ont tous l’impression de vivre un moment historique et il l’est car, en plus de l’existence du bacille, Koch prouve, juste après Pasteur, que les maladies ne sont pas mystérieuses et hasardeuses, car elles viennent d’êtres microscopiques qu’on appelle : les microbes.

    Une découverte pareille, ça mérite le Prix Nobel de Médecine … qui n’existe pas encore. Il va lui être remis en 1905. Il faudra attendre 1943 pour qu’on découvre l’antibiotique qui décimera ce terrible bacille, chez nous. La maladie reste présente dans le monde encore aujourd’hui, c’est pour cette raison que le 24 mars est la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, puisque Robert Koch, et nom pas Basile, hein, a démontré son existence un 24 mars 1882.
    Show more Show less
    3 mins
  • James Cameron aux Oscars: le secret hilarant derrière le triomphe de Titanic
    Mar 23 2026
    Ce récit nous plonge dans les coulisses de la 70e cérémonie des Oscars, une soirée historique placée sous le signe du triomphe, mais aussi d'un stress vestimentaire inattendu pour le réalisateur James Cameron.

    Un raz-de-marée de récompenses : Avec 14 nominations, Titanic était le grand favori de la soirée. Les statuettes tombent rapidement en rafale, récompensant les prouesses techniques du film : montage, son, musique, effets spéciaux et costumes.

    La menace de la « honte » mondiale : Malgré le succès, James Cameron vit un véritable cauchemar logistique. Son smoking est beaucoup trop large à la taille (environ 7 à 8 centimètres) car le tailleur chargé des ajustements ne s'est jamais présenté à son hôtel. Le réalisateur craint par-dessus tout de perdre son pantalon en montant sur scène devant un milliard de téléspectateurs,.

    Une soirée sous haute tension : Le stress commence dès le tapis rouge, où il doit tenir discrètement son vêtement. Pour ne rien arranger, une bretelle de la robe de sa femme, l'actrice Linda Hamilton, cède dans le taxi les menant à la cérémonie.

    Le sacre du « Roi du monde » : Malgré ces péripéties, Cameron parvient à monter sur scène à trois reprises pour recevoir les Oscars du meilleur montage, meilleur réalisateur et meilleur film. C'est lors de l'une de ces interventions qu'il lance son cri désormais légendaire : « I'm the king of the world ! ».

    James Cameron confiera plus tard que, loin de l'euphorie des prix, sa principale préoccupation de la soirée fut de ne pas se retrouver littéralement « sans culotte » devant le monde entier.
    Show more Show less
    4 mins
  • 21 mars 1846 – L’invention du saxophone
    Mar 21 2026
    Ce 21 mars 1846, un certain Antoine-Joseph Sax, dit Adolphe, vient déposer le brevet d’une invention dont il ne connaîtra pas l’immense succès de son vivant, son instrument devra attendre le siècle suivant. Le saxophone.

    En fait, sur ce brevet numéroté 3226, il y a plusieurs saxophones, huit exactement. Sax travaille toujours comme ça, chaque fois qu’il invente un instrument. Parce que ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier. Il y a déjà eu des sax clarinette, des saxhorns, des cornets à pistons, et il y aura des saxtubas que d’ailleurs Wagner en personne va lui commander.

    Mais vous avez remarqué que j’ai dit Paris et non pas Bruxelles, où d’ailleurs Sax a habité une bonne partie de sa vie, il avait un an quand il a déménagé avec ses parents à Bruxelles. Ben oui, je casse un peu le mythe poussé par mon vieil ami Richard Fournaux, bourgmestre de Dinant et président des amis d’Adolphe Sax, Richard si tu nous écoutes.

    Et donc, un papa Sax qui est déjà facteur d’instruments, père d’une famille de onze enfants dont Adolphe est l’aîné. Et il est passionné par les instruments de musique, il commence à en fabriquer dès l’âge de 15 ans.

    Mais bon, la musique, c’est à Paris que ça se passe. Il est bien inspiré, Adolphe, puisque Berlioz est un de ses plus grands clients et bienfaiteurs, il le recommande partout, l’atelier de Sax compte près de 200 ouvriers et employés.

    Evidemment, vous vous en doutez, le saxophone ne va pas être adopté par les grands orchestres symphoniques, il va falloir attendre la naissance d’une musique au XX° siècle qui s’appelle le jazz avant qu’on ne le retrouve dans le rock des années 70 avec Pink Floyd puis partout dans la musique populaire des années 80, de France Gall à David Bowie.

    Et on doit ça à un Belge qui l’a créé à Bruxelles mais a attendu d’être à Paris pour en déposer le brevet, ce 21 mars 1846. Consolation, il sera professeur de saxophone au Conservatoire et enseignera à plus de 130 élèves.
    Show more Show less
    3 mins
  • 22 mars 1963 – Les Beatles lancent la Beatlemania
    Mar 21 2026
    Ce soir du 22 mars 1963, on ne va pas s’ennuyer à Worcester, une ville du centre de l’Angleterre, entre Birmingham et Bristol, puisque nous allons applaudir Helen Shapiro, vous savez qui c’est ? C’est une jeune yéyé anglaise, elle a seize ans et cartonne depuis deux ans déjà, c’est la petite fiancée des British, immédiatement reconnaissable à sa mise en pli spectaculaire.

    Mais ce soir c’est spécial dans la ville de la sauce, oui c’est de là qu’elle vient, puisqu’au Gaumont Theatre, toute la jeunesse remuante y sera d’autant plus que la première partie va être assurée par les Beatles, LE nouveau groupe venu du Nord. Ils ont sorti un premier single en octobre et le second en janvier, qui a été N°1. Il se dit déjà que les filles crient après eux, comme pour Elvis, mais encore plus fort.

    Et puis, ce qui fait la différence ce vendredi 22 mars, c’est que leur premier album vient d’être mis en vitrine chez les disquaires. Il s’appelle Please Please Me et a été enregistré en une seule journée au Studio EMI, à Abbey Road. Comment y sont-ils arrivés, parce que c’est le meilleur groupe de scène du moment, ces gars ont joué 180 fois l’an dernier, dans des clubs de Liverpool et de Hambourg, en Allemagne, mais aussi des salles de cinéma, salles de fêtes.

    Dix chansons enregistrées en un jour, qui pourrait faire ça ? En plus, nous sommes en plein mois de février 1963, the big Freeze comme on l’a appelé, l’hiver le plus long et froid qu’on ait connu depuis près de deux siècles, John Lennon a mal à la gorge depuis le matin. Alors il a laissé le titre avec lequel ils rendent le public dingue en dernier. Faut pas qu’il se pète la voix car cet album, c’est une première pour eux, ils viennent de nulle part et ne sont même pas sûrs d’en faire un deuxième, hein. Alors toute la journée, John a bu du thé et du lait chaud et pris des pastilles au miel.

    Et quand à 22 heures, après douze heures de studio, il envoie cette chanson, non seulement il la réussit à la première prise mais de plus, enregistre le truc le plus dingue qu’on ait entendu, qui va provoquer une véritable déflagration dans la tête des adolescents du monde entier. Car oui, cet album va être N°1 durant 30 semaines, à sa sortie, avec une pochette mythique où les quatre musiciens regardent l’objectif depuis le haut de la cage d’escalier de chez EMI.
    Show more Show less
    6 mins